Sumi-e

Dernier ajout : 3 janvier 2025.

RUBRIQUE EN COURS DE CONSTRUCTION

Venue de Chine, la technique du lavis apparaît au Japon aux alentours du VIIIe siècle, puis s’impose comme la peinture dominante à l’époque de Muromachi (1333-1573) sous l’influence du zen, des célèbres paysages au lavis de la Chine des Song et de grands maîtres comme Josetsu, Sh ?bun ou Sessh ?.


Le peintre de sumi-e modifie la dilution de l’encre, la position du pinceau, la force et la vitesse du geste pour jouer sur l’épaisseur et la netteté des lignes ainsi que sur les niveaux de gris.


Ce sont les moines zen qui perfectionnent, au Japon, cet art de peindre avec une seule couleur, art qui nécessite avant d’agir une observation soutenue, une grande concentration, une parfaite maîtrise des émotions. Il faut ensuite une apparente spontanéité et une rapidité d’exécution sans hésitation, ce qui explique que le Sumi-e est pratiqué au Japon comme une noble voie à part entière.


Le zen cherche à reproduire « l’esprit des choses » en représentant uniquement la vie et l’essence de la nature, dans une atmosphère plus suggestive que détaillée. Il ne s’agit pas d’imposer ce qui doit être regardé, mais de proposer.


Le spectateur n’est pas captif d’une représentation, il peut rêver, recomposer…



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